Au Kimméridgien inférieur Terminal se sont progressivement développés localement – sur des zones de hauts fonds - des constructions coralliennes. Aujourd’hui ces zones affleurent sur les hauteurs du département et sur la côte par des falaises de faible hauteur.
C’est à environ 10 kilomètres au sud de La Rochelle, sur la petite commune d’Angoulins-sur-Mer, que l’on trouve le principal site fossilifère de ces niveaux coralliens. La falaise de la Pointe du Chay est une presqu’île étroite s’étendant vers l’ouest, battue par les assauts incessant de l’Océan Atlantique.
Définie par Alcide d’Obigny, (1852), comme référence de l’étage « corallien », cette falaise présente une série sédimentaire calcaréo-marneuse comprenant deux principaux épisodes récifaux. Ces derniers se composent de biohermes constitués par des madréporaires branchus-phacéloïdes (organismes bioconstructeurs).
A cet endroit de la côte charentaise, les fonds marins étaient donc très différents de ce qu'ils sont devenus de nos jours : ces formations devaient ressembler à celles rencontrées actuellemnt dans l'Oécan Pacifique, baignées par des eaux dont la salinité devait être proche des 35%.
L'étude de ce site révèle que ces constructions récifales se sont formées sur un milieu de base subsident, (composé de vases), entrainant un enfoussiement constant des biohermes qui contrebalançaient cet effet en se développant vers le haut.
On estime que ces massifs coralliens se situaient alors dans une tranche d'eau comprise entre 0 et -20 mètres de profondeur et qu'ils constituaient des barrières, à l’intérieur et à l’arrière desquelles vivaient les échinides que l’on trouve aujourd’hui, emprisonnés dans ces coraux. La découverte d'autres échnodermes, comme les crinoïdes, suggère la présence de courants marins à cet endroit, vraissemblablement compris entre 10 et 30 centimètres par secondes, (conditions maximales pour la survie de ce type d'organismes suspensivores).
Mondialement connue, (et récemment classée Zone Naturelle d'intérêts écologique, faunique et floristique (ZNIEFF 390)), cette falaise constitue donc un fabuleux lieu de recherche pour tout collectionneur d’échinides jurassiques. Les espèces y sont nombreuses et diversifiées. Enfin, la présence de ce corail envahissant, a permis une excellente conservation des organismes, à tel point que certains oursins semblent encore en vie, (ayant conservé radioles, lanterne d’Aristote et plaque anale et génitales).
Cette seconde partie se divise en plusieurs sous-parties :
1- Les échinides réguliers
2- Les échinides irréguliers
3- Les crinoïdes et encrines
4- Les radioles
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