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Présentation

  • : Les Échinides fossiles du Kimméridgien de Charente-Maritime
  • Les Échinides fossiles du Kimméridgien de Charente-Maritime
  • : Bienvenue sur ce site web qui se propose de vous présenter les différents fossiles présents dans les niveaux Kimmeridgiens de Charente-Maritime. Bonne visite.
  • Contact

Association DINOLÉRON

1.jpg(cliquez sur l'image)

Association pour la promotion de la paléontologie

sur l'île d'Oléron !

paléontologie 17

Installé 49 Avenue Proudhon, le club de paléontologie de La Rochelle regroupe les passionnés et collectionneurs de fossiles locaux. Association née en 1983, ce club se compose de membres actifs et soucieux de partager leur passion.

Des réunions sont organisées le mercredi soir, toutes les trois semaines afin de prévoir les sorties sur le terrain dans le but de collecter les fossiles de la région Centre-Ouest. Au programme :

- analyse et détermination des noms scientifiques des specimens récoltés

- Préparation d'articles, de publications et de conférences en relation avec des scientifiques

- Echange d'échantillons en vue de collections systématiques

Comment contacter le club ?

aurelien.morhain@club-internet.fr

Événement !

fossiles-16.jpg

Retrouvez-nous dans le prochain numéro de la revue Fossiles

(Fossiles n°16)

Un article sur le Kimméridgien inférieur terminal (sous-zone à Chatelaillonensis)

de

Charente-Maritime

21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 16:04
Le Kimméridgien inférieur moyen*
de Charente-Maritime
(*biozone à Cymodoce ; sous-zone à Achilles)

 

 

Accès direct aux fiches de détermination des échinodermes

répertoriés dans cette sous-zone :

 

Les écihinides réguliers

(sous-zone à Achilles)

Les échinides irréguliers

(sous-zone à Achilles)

Les radioles

(sous-zone à Achilles)

Les étoiles de mer et ophiures

(sous-zone à Achilles)

Les crinoïdes et les comatules

(sous-zone à Achilles)

Les curiosités

(sous-zone à Achilles)

  
           Comme nous le rappelons en introduction à ce site web, (ici : Introduction) le Kimméridgien inférieur  en Charente-Maritime occupe un vaste territoire : on le rencontre de la commune de Marsilly (au nord de l’agglomération rochelaise), jusqu’à Châtelaillon-plage au sud ; et de l’île de Ré à l’ouest, jusqu’au département voisin, la Charente à l’est.
 
 
P1130665.JPG
Vue d'ensemble d'une partie des affleurements littoraux d'Angoulins/mer depuis la Pointe de la Belette.
 
 
Consultez ci-après nos albums relatifs à cette sous-zone :
 Les affleurements du Chay : cliquez ici
Les affleurements des Chirats : cliquez ici
  Les affleurements de la Motte-Greney et de Saint-Jean des sables :  cliquez ici

 
achilles.jpg
Datation géologique par les ammonites de l'Oxfordien supérieur à la fin du Kimméridgien inférieur.
P.Hantzpergue, 1989
 
  Cette seconde partie du site se consacre donc aux terrains de la sous-zone à Achilles, qui succèdent directement à ceux de la sous-zone à Cymodoce. Durant celle-ci, les sédiments et les peuplements indiquent une tendance régressive sur toute la bordure nord-aquitaine, (Hantzpergue, 1989) : cette baisse eustatique a peu à peu pour effet la création d’environnements de haute énergie, à proximité des zones continentales. Ces conditions environnementales permettent alors l’installation progressive de constructions récifales lenticulaires, propices au développement d'une vie benthique et épi-benthique diversifiée.
 
    fossilesLe magazine "Fossiles"
propose un dossier complet sur le gisement
de la Pointe du Chay.
(pour plus de renseignements, cliquez sur l'image)
 
 
Stratigraphie.
 
            Les terrains appartenant à la sous-zone à Achilles en Charente-Maritime sont très importants : ils représentent une centaine de mètres d’épaisseur environ. Ces niveaux débutent au dessus de la discontinuité D2, et se caractérisent dans un premier temps par des calcaires à grain fin, parfois sublithographiques, à Nerinae et Montlivaltia. Ce niveau périrécifal renferme de nombreuses lentilles bioclastiques riches en organismes fossiles et possède une épaisseur moyenne de 15 mètres. Ces niveaux sont visible sur la côte rochelaise depuis le havre de La Rochelle, jusqu’à la Pointe du Roux (commune d’Aytré).

Paléogéographie et stratigraphie de la pointe du Chay :
 
 
            Ensuite se développent des calcaires bioturbés à grain fin en bancs de 30 cm, entrecoupés de passées argileuses et lentilles calcaires lithographiques. Ce niveau affleure à partir de la Pointe du Roux (commune d’Aytré) et renferme une faune peu abondante encore dominée par des Nérinea et Montlivaltia, associées à de rares Périsphinctidae, (Lithacosphinctes achilles, Physodoceras altense). Ce niveau possède une épaisseur relativement constante de 17 m, avant de s’interrompre brusquement par une surface usée, (discontinuité D3). 
 
 Au-dessus, se développent d'imposantes formations lenticulaires à caractère récifal, dont de grandes portions sont accessibles dans l’île de Ré (de la pointe de la Couarde au phare des baleines (péri-récifal)), sur la commune d’Angoulins/mer, avec les falaises de la Pointe du Chay, des Chirats et de la Motte Greney, mais aussi dans les anciennes carrières d'Ardillères (lieu-dit les Pierrières) et du Thou,  sans oublier les alentours des communes de Muron et Surgères qui ont aussi connu des épisodes récifaux lenticulaires. La fin de la série (troisième épisode récifal), se développe quant à elle plus à l'est, dans la région d'Aulnay.
 
pointe-du-chay.jpg
Carte de localisation des affleurements littoraux permettant l'accès au Kimméridgien inférieur corallien sur le littoral charentais, (biozone à Cymodoce, sous-zone à Achilles). Illustration, Google Earth.
 
Globalement, le caractère récifal de ces formations s’estompe d’ouest en est  : sur le département, les affleurements littoraux d'Angoulins permettent l'accès aux deux premiers épisodes récifaux. Ceux-ci, séparés par un hardground, sont observable de la presqu'île du Chay à la commune de Saint-Germain de Marencennes (plus à l'est).  
 
Synthèse stratigraphique et évolution séquentielle de la série corallienne charentaise :
corallien.jpg
 
    
- Premier épisode récifal : il se compose de biohermes, majoritairement de polypiers rameux (Calamoseris, Stylina, Microsolena, Brachyseris et Rhipydogyra), ainsi que de grandes algues hémisphériques. Ces coraux et algues s’installent sur un fonds subsident et jouent un rôle stabilisateur. Au dessus, on rencontre de plus petits coraux, eux mêmes surmontés par des calcaires oolithiques et bioclastiques à Nérinées et Diceras.  Puis, un hardground met brusquement fin au premier épisode récifal. Celui-ci est observable à la Pointe de la Barbette, puis par alternance de la Pointe des Chirats à la Motte Greney, (en passant par le port de pêche des Chirats).
 
P1010611.JPG    Vue d'ensemble sur la Pointe de la Barbette (premier épisode récifal) 
 
- Niveau récifal médian : entre les deux principaux épisodes récifaux, on observe l’existence d’un niveau médian composé de marnes et calcaires argileux (dans sa partie basse) et de calcaires à térébratules (dans sa partie haute). Ce niveau médian est particulièrement visible de la Pointe de la Barbette à la pointe du Chay, où la base des affleurements débute par l’imposant empilement de térébratules.
 
P1090779.JPGVue d'ensemble  des affleurements entre la Pointe du Chay et la Pointe de la Barbette.

- Deuxième épisode récifal : il débute par une assise argileuse  décimétrique à Paracenoceras giganteum puis passe à des calcaires à Trichites, riches en ostréidés et pinnidés : Exogyra spiralis, Exogyra bruntutana, Alectryonia solidaria et Trichites saussurei.
 
Vue d'ensemble sur les affleurements entre la Pointe de la Belette et la Pointe du Chay, (deuxième épisode récifal).
 
Cet ensemble supporte de nouvelles constructions récifales divisibles en deux ensembles :
 
            -  des alternances marno-calcaires peu fossilifères à crinoïdes (principalement Apiocrinus roissyanus). Cet ensemble est particulièrement visible au pied des affleurements allant de la Pointe de la Belette à la Pointe du Chay.
 
            - des calcaires bioclastiques à biohermes constructeurs corallo-trombolithiques, constituant le véritable deuxième épisode récifal.  Celui-ci possède une extension géographique bien plus restreinte que le premier : les anciennes carrières des Pierrières et du Thou mettent en évidence la rapide disparition de ces édifices coralliens vers l’est et le sud, où ils sont relayés par une forte sédimentation calcareo-marneuse. La disparition de ces constructions récifales est donc dû à un progressif changement des conditions environnementales : l’augmentation de la tranche d’eau, à la fin de la sous-zone à Achilles, a entrainé le retour à des environnements de faible énergie et donc à l’accentuation de la subsidence, ayant pour effet la disparition de ces biohermes.
 
Retrouvez ci-après nos articles relatifs à la sous-zone à Achilles :
 
 
Ci-après, une vidéo montrant une partie des affleurements coralliens du Chay, (entre la Pointe de la Barbette et la Pointe du Chay) :
 
 
     
 
 
775 001
Carte postale aérienne des années 1970s, montrant une partie des affleurements littoraux sur la commune d'Angoulins/mer.
     
 
Consultez ci-après nos albums relatifs à cette sous-zone :
 Les affleurements du Chay : cliquez ici
Les affleurements des Chirats : cliquez ici
  Les affleurements de la Motte-Greney et de Saint-Jean des sables :  cliquez ici
 
 
 
Éléments paléo-environnementaux.
 
           On estime que ces massifs coralliens, implantés sur la marge est de l'Océan Atlantique naissant, se situaient alors dans une tranche d'eau comprise entre 0 et -20 mètres de profondeur et qu'ils constituaient des massifs proximaux, (Olivier, 2000), à l’intérieur et à l’arrière desquelles vivaient les nombreux organismes dont nous découvrons aujourd’hui les restes, emprisonnés dans ces coraux. Cependant, les restes de cette série sédimentaire ne constituent pas une vision pétrifiée de ces massifs coralliens : ils sont le résultat de dépôts de démantèlement des récifs, ainsi que de nombreux dépôts de tempêtes.
 
 
Faunes d'échinodermes.
 
Découvrez ci-après notre album relatif aux échinodermes de la sous-zone à Achilles : cliquez ici.
 
            Cette sous-zone est extrêmement riche en échinodermes fossiles : elle concentre la plus grande diversité faunique observable dans tout le Kimméridgien inférieur du département. Ce ne sont pas moins de 36 espèces d'échinides, 8 espèces d'encrines, une espèce de comatulide et de nombreuses espèces d'astérides, qui ont pu être découvertes au sein des différents niveaux de ces massifs coralliens.
 
 
___________

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Published by Aurélien Morhain - dans II- la sous-zone à Achilles
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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 13:00

  Retour à la sous-zone à Achilles 

  -II-

(biozones à Cymodoce ; sous-zone à Achilles) 

- Les radioles -

 

 

          Nous nous proposons dans ces pages, d'étudier les radioles des échinides (réguliers et irréguliers) présents au sein des calcaires marneux et coralliens de la sous-zone à Achilles de Charente-Maritime.  Le tableau ci-dessous permet un regard complet sur la faune d’échinides pour laquelle nous avons pu découvrir les radioles correspondants. Pour ces raisons, toutes les espèces étudiées plus haut, ne sont pas représentées ici. A noter, certains spécimens ont conservé leur appareil défensif en connection anatomique, chose rare à l'état fossile.

 

Faune étudiée

cliquez dans le tableau

 

Acrocidaris nobilis 


Balanocidaris marginata

 

Cidaropsis pulchella

 

Diplocidaris miranda

 

Hemicidaris mitra

 

Paracidaris florigemma

 

Pseudocidaris mammosa

 

Phymosoma supracorallinum

 

Rhabdocidaris orbignyana

 

 

 

Définition.

 

          les échinides, organismes de type éleuthérozoaire (ou forme libre), ont développé une organisation squelettique complexe et originale. Cette originalité réside dans l'adoption d'un squelette externe dans  lequel la totalité de l'organisme se trouve enfermé, contrairement  à la plupart des autres invertébrés où l'animal sort plus ou moins largement ou partiellement de son enveloppe, (ce qui affaiblit la protection). 

  

          La seconde originalité tient dans l'adoption d'un appareil de protection supplémentaire appelé radioles, qui recouvrent entièrement ou partiellement l'animal. Ces radioles, au même titre que les tests (ou squelettes) peuvent être récoltés aujourd'hui à l'état fossile.

   

 

Retrouvez ci-dessous deux vidéos illustrant le mode de vie et la diversité des échinodermes actuels :

echinoderms-1.jpg

 

echinoderms-2.jpg

 

Bonne lecture. 

Kimmeridgien17

 

 

Retour à la sous-zone à Achilles


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Published by Aurélien Morhain - dans II- la sous-zone à Achilles
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